Association Droit à la Justice soutient François Lefort
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Droit à la Justice soutient François Lefort
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Massilly, le 03/06/2009
Chers amis,
Aujourd’hui notre association se réjouit de la libération de François Lefort, intervenue courant mars. Grâce à votre soutien et votre aide à tous, nous avons pu œuvrer efficacement pour ce premier objectif.
Pendant toutes ces années de détention, avec l’aide de ses avocats, nous avions aussi un autre objectif : celui de démontrer que les faits pour lesquels François Lefort a été conduit en prison n’ont matériellement pas pu avoir lieu.
Aujourd’hui des preuves existent, il nous reste à les rassembler de manière à ce qu’elles soient exploitables juridiquement.
Vous l’avez compris, notre combat ne s’arrêtera pas à sa libération, mais lorsque nous aurons pu prouver à tous que ce sont des faux témoignages qui l’ont conduit en prison.
Aujourd’hui, en lien avec ses avocats, notre action, avec votre aide, aura pour seul but de mener une procédure jusqu’au bout pour que la vérité soit enfin reconnue.
Pendant toute cette procédure, le Père François Lefort n’aura pas le droit de s’exprimer publiquement sur son affaire, sous peine de retourner en prison ; bien évidemment, il ne le fera pas.
Nous vous remercions de nous avoir aidés pendant tout ce temps et espérons que vous continuerez à le faire à l’occasion de cette dernière étape.
Alain de Javel
Président

Le mercredi 3 juin 2009
Je suis libre !
Je voudrais que tout le monde s’en réjouisse.
Ceux et celles qui m’ont aidé au-delà de toute espérance ; m’ont écrit, sont venus me voir en prison, ont trouvé les mots qu’il fallait pour calmer ma colère…
Ceux et celles qui ont prié pour moi, ce qui, indiscutablement, m’a permis de traverser cette épreuve, sans perdre ma foi, mon énergie et ma raison. Grâce à Dieu, qui ne veut pas le mal, mais qui, d’un mal, peut faire un bien, j’ai pu rester serein.
Que se réjouissent aussi, ceux et celles qui croient ne pas avoir été à la hauteur, ne m’ont pas écrit, ont peut-être même douté de moi, ont cherché des prétextes pour refuser de m’accueillir lorsqu’il a été question d’une libération conditionnelle… Je n’ai aucune, vraiment aucune, rancune. Ce n’était pas facile de m’aider, de trouver les mots pour me le dire.   
Que se réjouissent enfin, ceux et celles qui, d’une manière ou d’une autre, ont été à l’origine de ma condamnation. Je n’ai pas l’intention de me venger. Ça n’a pas été facile, mais après bien des hésitations, j’ai choisi le parti du pardon. Je suis libre et je vais maintenant essayer de vivre.
Le diocèse du Puy-en-Velay a eu le courage de me prendre et de m’offrir un ministère qui correspond tout à fait à ce qu’il me faut aujourd’hui pour me reconstruire. Je m’occupe d’une très vieille bibliothèque qui a au moins trente mille livres anciens ou manuscrits rares. Cette nouvelle aventure est passionnante.
Je suis heureux et j’ai plein de projets d’avenir.
François Lefort

Vendredi 13 mars

François Lefort est libéré à 18h sur décision de la cour d'appel.
Le samedi 14, il rejoint sa nouvelle affectation à l'évêché du Puy, conformément aux conditions de sa libération conditionnelle. Il est pour l'instant difficile de le joindre au téléphone.
Son adresse postale est:
Père François Lefort
4, rue St Georges
43000 LE PUY EN VELAY

Samedi 14 février
Chers amis,
François Lefort est passé à la mi-décembre devant le Tribunal de Grande Instance de Bergerac qui lui a donné son accord pour une libération conditionnelle. Le procureur a fait appel de cette décision, François Lefort devra passer prochainement devant la cour d’appel où son avocat devra plaider.
Pour l'heure, aucune date n'est arrêtée à notre connaissance. La seule chose acquise est qu'il a obtenu une permission du 23 au 25 février pour aller au Puy rencontrer Monseigneur Brincard.
Evidemment tout cela est bien long, et entraine des frais importants qui ne sont pas à la portée de nos réserves largement épuisées depuis longtemps, d’autant que nous avons mené des recherches et investigations coûteuses sur le fond du dossier lui-même. Patience et persévérance étaient nécessaires pour des recherches difficiles à mener mais qui nous donnent enfin maintenant de sérieuses raisons d’espérer.
Ce faisant nous avons bien conscience de notre audace en renouvelant un appel à votre générosité, à vous qui avez déjà donné et à ceux qui, par diverses raisons, n’ont pu répondre à notre dernier appel.
Nous voudrions être plus explicites sur notre démarche car vous auriez droit à des explications mais notre succès dépend aussi, vous le comprendrez, de notre discrétion.
Une fois encore, nous vous demandons votre confiance et d’avance, nous vous remercions pour votre soutien.
Nous vous joignons ci-après la lettre que nous adresse François Lefort.
Recevez toutes nos amitiés.
Alain de Javel
Président.

Chers amis,
Le Jeu de l'Oie, ou plutôt de Loi, continue. Encore une fois, les dés m'ont laissé à la case prison où je dois passer plusieurs tours !
Comme vous le savez peut-être déjà, le 15 janvier, le Tribunal de Grande Instance de Bergerac m'a accordé une libération conditionnelle très bien motivée qui devait être effective le 12 février, mais le Procureur ayant fait appel, sans donner aucun motif, je dois donc rester en prison le temps que cet appel soit examiné par la Cour de Bordeaux, et cela peut durer un certain temps ; nul n'ignore que la "justice" peut être très lente.
Pourtant j'y croyais. En mai, j'avais reçu une lettre de la justice m'informant que je pouvais déposer une demande de libération conditionnelle ; ce que j'ai fait en juin. On m'avait alors dit que les délais habituels étaient généralement de deux mois et que, légalement, ils ne pouvaient pas dépasser quatre mois. J'ai donc espéré une libération en juillet, puis à cause des vacances judiciaires, en septembre, et enfin en octobre.
Tous les feux étaient au vert : Mgr Brincard, évêque du Puy-en-Velay me proposant un ministère dans son diocèse, je pouvais justifier d'un travail, je devais être logé au séminaire, toutes mes expertises psychiatriques étaient excellentes et je payais régulièrement mes parties civiles. En voyant mon dossier, un membre de l'administration m'a même dit : "qu'il était parfait el qu'il se pendrait sous un fraisier si je n'obtenais pas ma libération conditionnelle."
Vous avez sans doute appris qu'en octobre, la commission d'application des peines a différé au dernier moment sa décision, pour exiger une dixième et une onzième expertise psychiatrique et psychologique ; ce qui pouvait prendre plusieurs mois. Pour protester, j'ai donc engagé une grève de la faim de six jours, et obtenu ces expertises dans un délai très bref. Pour moi, il ne s'agissait pas tant de défendre mon cas personnel, mais de protester, de la manière dont nous sommes traités. C'est ainsi que l'on fabrique des délinquants violents, des fous révoltés et des kamikazes fanatiques.
Comment voulez-vous qu'un détenu prépare sa sortie s'il ne sait pas quand elle aura lieu ? Moi, par exemple, je ne peux pas vous dire si je serai libéré dans quelques jours ou le 20 mai 2011.
Ce parcours du combattant explique pourquoi beaucoup de mes codétenus y renoncent et ne demandent plus de libération conditionnelle ; or il est prouvé qu'il y a beaucoup plus de récidives chez ceux qui sortent en fin de peine que chez ceux qui bénéficient d'un aménagement de peine. Décidément, je ne comprends pas la logique de la justice!
Beaucoup de mes codétenus n'ont pas a chance d'avoir autant d'amis que moi qui, par l'intermédiaire de l'association Droit à la Justice, prennent en charge mes frais d'avocat, ce que je ne pourrais pas faire puisque je me suis réservé de payer personnellement mes parties civiles et que pour cela je me suis déjà très endetté.
Heureusement, j'ai la Foi et beaucoup d'amis. Je m'organise : je prie, je marche et j'écris de nouveaux livres qui n'ont rien à voir avec mon affaire. Je voulais vivre au milieu des plus pauvres, je ne pouvais pas espérer mieux qu'ici, je prends cela comme une grâce.
Il ne me reste plus qu'à attendre maintenant la décision de la cour d'appel de Bordeaux. Je n'ai pas le droit d'y aller ; mon avocat Jean-Marc Florand m'y défendra.
En espérant qu'elle sera positive pour que je puisse vous revoir au plus tôt, je vous prie de croire en toute ma sympathie.
Que 2009 nous permette de faire de grandes choses sous le regard de Dieu.
François Lefort

Vendredi 16 janvier
Le Père François Lefort est prévenu que le procureur a fait appel de la décision du juge d'application des peines. Par le fait même, sa permission, pévue au Puy en février, est annulée.
C'est un nouveau coup dur pour François Lefort; son avocat va devoir monter un dossier en appel avec évidemment des frais supplémentaires.
N'hésitez pas à le soutenir dans ces moments difficiles.

Jeudi 15 janvier

François Lefort vient d'être informé par son avocat que sa libération conditionnelle était acceptée pour le 12 février sous réserve que le procureur ne fasse pas appel.
Il devra aussi préalablement aller au Puy pour voir si ses nouvelles fonctions lui plaisent: il aura donc une permission de sortie du 22 au 26 janvier au Puy.

Le père François Lefort a bénéficié d'une permission de sortie pour passer les fêtes dans sa famille et particulièrement auprès de son père.
Maintenant, il est retourné à Mauzac et attend avec inquiétude la décision qui doit être rendue le 15 janvier.
Il demande instamment à tous ceux qui le soutiennent de prier pour lui.
Vous trouverez ci-dessous la lettre  qu'il nous a fait parvenir dernièrement.

Jeudi 18 décembre 2008
,

Chers amis,
Ainsi donc, je suis passé devant la commission d'application des peines cet après-midi. Je ne saurais pas dire si cela s'est bien ou mal passé. Certes, moi ou mon avocat, nous avons pu exposer les arguments qui se révèlent être en la faveur de ma libération conditionnelle, (travail, logement, suivi psychologique. indemnisation des parties civiles...) Tous les feux sont au vert, mais je ne sais pas si nous avons été entendus.

Le principal obstacle est que les juges, le procureur en particulier, sont particulièrement agacés par le fait que je ne reconnaisse pas les "faits", Comment pourrais-je le faire ? Quelle serait la valeur d'aveux ainsi obtenus sous la contrainte pour me forcer à reconnaître ce que je n'ai pas fait ? Mon avocat a fait valoir que le Code pénal n'exige pas que le détenu se reconnaisse coupable pour bénéficier d'une libération conditionnelle. Ce serait stalinien, a-t-il dit. Il ne faudrait quand même pas qu'en France, les innocents fassent plus de prison que les coupables ; car c'est évident, il y a aujourd'hui des innocents en prison.

Le procureur a fait un long discours dans le quel, si j'ai bien compris, il affirme que si je bénéficie de très bonnes expertises psychiatriques, c'est parce que j'aurais, par mes belles paroles, trouvé le moyen de berner les onze psychiatres ou psychologues qui m'ont examiné. En d'autres termes, une expertise ne serait valable que si elle allait dans le sens de la "justice".
Le délibéré pour ma libération conditionnelle me sera donné le 15 janvier. C'est long, quand on pense que j'ai fait ma demande en juin et que, légalement, le temps maximum pour une réponse est de quatre mois. Le résultat de ce retard. C’est déjà comme si la Cour d'assises m'avait condamné à neuf ans au lieu de huit. Voudrait-on me faire payer l'étonnante indulgence d'une cour qui aurait dans le doute coupé la poire en deux ?

Trois possibilités :
-    soit, on refuse de me libérer. Alors, légalement, il faudrait donner des raisons
valables et tout un chacun pourra juger de la valeur des arguments des juges.
Évidemment, je ferais appel et je vous en tiendrais au courant pour que vous
trouviez de plus en plus d'amis pour me soutenir.
-    soit la juge d'application des peines me donne cette fameuse libération
conditionnelle, mais le procureur fait appel. La procédure durerait plusieurs
mois. Ce serait insupportable.
-    soit,   ce   que j'espère   encore,   on  me   donne   cette   fameuse   libération
conditionnelle sans y ajouter de nouvelles tortures, et je pourrais enfin me retirer
au Puy-en-Velay et me faire oublier de la justice et des médias.
C'est un parcours du combattant épouvantable ; beaucoup de codétenus ne vont pas jusqu'au bout, et finissent par accepter de ne sortir qu'en fin de peine. Toutes les statistiques prouvent que le risque de récidive est alors nettement supérieur. Décidément, je ne comprends pas la "justice" !
Je n'ai jamais vraiment pu m'expliquer sur les "faits". La cour d'assises qui m'a jugé sur l'émotion et non sur les "faits", ne m'a pas permis de le faire. Tous mes avocats m'ont conseillé de me taire. Un jour, j'espère, je pourrai parler et ce ne sera plus mon procès, mais celui de ceux qui m'ont condamné ou fait condamner.
En attendant, je prie. Toute ma vie, j'ai souhaité être au milieu des plus pauvres, je le suis. Je prends cela comme une grâce.
Certains n'ont pas compris ma grève de la faim, je n'exclus pas de la reprendre si la défense de l'institution cède le pas à la vérité. Il est important de comprendre que, si je lutte, ce n'est pas pour moi, mais pour que la justice devienne un tout petit peu plus humaine. C'est un très long combat, mais la vérité et la justice finissent toujours par gagner, j'en suis certain.

4 novembre 2008 :

Voici les dernières informations que nous avons recueilli auprès de François Lefort :

"Tout s'est précipité ces derniers temps. J'ai même été obligé de faire une grève de la faim totale pour me faire entendre.
En effet, la loi me permet de demander une libération conditionnelle depuis le 7 juin 2008. Une lettre m'a été envoyée par la juge d'application des peines pour me le confirmer. J'en ai donc immédiatement fait la demande.
Pour examiner mon dossier, j'espérais passer, en débat contradictoire devant la juge en présence du Procureur et de mon avocat, en juillet puis en septembre, c'est finalement le 16 octobre que j'ai été convoqué.
J'avais bon espoir d'être enfin libéré. Tous les feux étaient au vert. J'avais un travail puisque je suis accueilli par l'évêque du Puy-en-Velay ; il me fournit également un logement, mes expertises psychiatriques étaient excellentes et je verse mensuellement une somme considérable à mes parties civiles.
En me recevant, en présence du procureur, à ma grande surprise, la juge m'a déclaré qu'elle différait sa décision et qu'elle demandait de nouvelles expertises psychiatriques et psychologiques, ce qui peut demander entre deux et neuf mois.
Lorsque je lui ai fait remarquer que j'avais été examiné par neuf experts psy et qu'ils m'avaient tous été totalement favorables, elle m'a répondu qu'elle voulait que figure, noir sur blanc, le mot : "libération conditionnelle."
Lorsque je lui ai demandé pourquoi elle n'avait pas demandé cette nouvelle expertise au moment où j'ai déposé mon dossier en juin, elle m'a répondu que c'était sa greffière qui instruisait les dossiers et qu'elle n'avait regardé le mien que la veille de l'audience au bout de quatre mois ! Mon avocat maître, Jean-Marc Florand, avait déjà parcouru 288km et retenu son hôtel, lorsqu'elle l'a prévenu qu'il n'était pas nécessaire qu'il se déplace.
De toute façon, m'a-t-elle dit : « La politique que nous avons avec le procureur est de ne pas accorder de libération conditionnelle à plus de deux ans avant la fin de peine. » C'est une décision personnelle puisque la Loi me permettrait d'en bénéficier à plus de trois ans de ma fin de peine.
Je lui ai alors fait remarquer que c'est elle-même qui m'avait écrit pour me dire que je pouvais déposer une demande de libération conditionnelle.
Elle m'a répondu : « La Loi m'y oblige, mais ce n'est pas ma politique ! »
Je lui ai répondu que c'était épouvantable. Qu'elle nous entrouvrait la porte de la liberté et qu'au tout dernier moment, elle nous la claquait en pleine figure. C'est alors que je lui ai annoncé que je commençais une grève de la faim totale et définitive jusqu'à ma libération conditionnelle. Ce que j'ai fait avec le plus grand sérieux.
Depuis des assurances, (seulement confidentielles et verbales certes,) m'ont été données que ces expertises seraient réalisées dans les plus brefs délais, que je passerai à nouveau en débat contradictoire le 18 décembre et que j'ai de fortes chances d'être libéré en début janvier 2009. Au sixième jour de ma grève de la faim, j'ai donc décidé de la suspendre, en faisant une dernière fois confiance aux promesses qui m'étaient faites. Si l'on continue à se moquer de moi, évidemment je recommencerai, et cette fois-ci définitivement
II ne s'agit pas pour moi de forcer la main de la justice, (il peut exister des détenus qui ne sont pas aptes à l'octroi d'une conditionnelle,) mais d'être simplement considéré comme un être humain adulte qui a droit au respect même s'il est incarcéré. J'ai fait cela pour tous mes codétenus qui n'auraient jamais pu le faire sans de graves sanctions. Je ne suis pas un cas isolé.
Je me suis donc remis à la rédaction d'un nouveau livre sur ma foi que je compte appeler : « Je ne crois plus comme avant. »
Merci à tout ceux et à toutes celles qui ont pensé à moi, ou prié pour moi ce qui est la même chose. Je me suis senti porté pendant ces jours difficiles. C'est cela, la Communion des Saints que je préfère appeler la Communion des Êtres. Ce qui m'a sauvé aussi, c'est de n'avoir jamais cessé de célébrer l'Eucharistie le soir dans ma petite cellule de moine.
A bientôt j'espère."


Communiqué du 21 octobre 2008 :

Le Père François Lefort suspend sa grève de la faim.
Il pense avoir reçu l'assurance que son dossier sera examiné dans un avenir proche.



Bonjour,

Le Père François Lefort devait passer en Commission d’Application des Peines avec le juge le 16 octobre, mais la veille en fin de journée cette commission a été annulée sous prétexte qu’une nouvelle expertise psychiatrique était nécessaire.
Son avocat, Me Florand Jean Marc, qui était déjà en route pour Mauzac, a du faire demi-tour.
Le Père François Lefort a tout de même pu rencontrer le juge puisqu’il avait  rendez-vous : celle-ci lui a confirmé qu’elle estimait qu’une nouvelle expertise était nécessaire.
Le Père François Lefort appuyé par son avocat a immédiatement décidé de débuter une grève de la faim.
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de l’association.
N’hésitez pas à lui écrire votre soutien.
Nous vous tiendrons au courant des prochains développements.

Communiqué du 17 octobre 2008 :


Le 16 octobre 2008, alors que le père Lefort pouvait espérer une libération conditionnelle, celle-ci a été différée, au dernier moment, sous prétexte qu’une nouvelle expertise psychiatrique et psychologique était nécessaire, ce qui peut prendre entre 2 et 9 mois.
Ayant déjà subi 9 expertises qui toutes se sont révélées positives, le Père Lefort a considéré ceci comme un nouveau prétexte. Il a décidé de faire une grève de la faim jusqu’à la mise en liberté conditionnelle.




Mauzac le mercredi 28 mai 2008,

Chers amis,

    Après ma dernière permission, d'une semaine cette fois, que j'ai passée à Paris, j'ai l'impression maintenant d'être arrivé au col et de voir ce qu'il y a de l'autre côté ; bien sûr il faut se méfier des impressions.

     Avec mon avocat, je prépare une demande de libération conditionnelle, et j'ai bon espoir de l'avoir.
Pour cela il me faut un travail, et un évêque courageux Mgr Brincard accepte de me prendre dans son diocèse au Puy-en-Velay, il me propose de m'occuper de la bibliothèque du séminaire. Cela m'intéresse beaucoup, car j'espère avoir aussi un peu de temps pour m'impliquer dans quelques travaux d'érudition, en théologie, histoire ou médecine.
Il me faut aussi un logement. Cela ne doit pas poser de problème non plus, puisque la maison est grande.

    La juge d'Application des Peines examinera ensuite les neuf expertises psychologiques et psychiatriques que j'ai eu à subir. Elles sont toutes parfaites. La dernière conclut même : « Rien ne permet de retenir l'existence d'une perversion sexuelle structurée ou d'un aménagement de type pervers de la personnalité... »
Vient le plus dur : la        qu'il me faudra payer, c'est-à-dire le reste des dommages et intérêt que je dois encore aux parties civiles qui m'ont jeté en prison. C'est une somme considérable, mais je la payerai. Par principe, je la payerai seul et, dans ce domaine, je ne veux être aidé par personne ; l'association, elle, de plus en plus efficace, s'occupant de ma défense et de mes avocats. Sans elle, il y a longtemps que j'aurais baissé les bras.
       Pour ma libération conditionnelle, un élément joue énormément en ma faveur, c'est le constat que je n'ai pas été abandonné par mes amis et ma famille. L'abondant courrier et le nombre impressionnant de permis de visite qui ont été demandés, le prouvent.
    Alors maintenant, je me prépare et je sais que ce ne sera pas facile. Psychologiquement, ce que j'ai vécu, et ce que je vis, est très dur. Je sens que Mgr Brincard est prêt à m'aider. J'ai bien sûr demandé aussi un suivi psychologique.
    Théoriquement, j'aurais pu sortir dès le début juillet, mais à cause des délais qui ont parfois été dépassés, j'ai bon espoir de vous retrouver en septembre, In cha Allah, comme on dit dans mon diocèse.

    Après, une nouvelle vie recommencera, mais je ne m'inquiète pas. L'essentiel pour moi est de tourner la page et de sortir enfin de cet enfer.

    Bonjour à tous nos amis communs et ils sont nombreux.

    Amitiés.

        François Lefort

Avril 2008

Chers amis,

       Le plus dur en prison, ce n'est pas le temps qui passe, mais celui de ne rien pouvoir prévoir.
Actuellement, plus que jamais, je vis un temps d'expectative absolu, c'est dur pour moi et pour mes proches, mais j'ai aussi le sentiment que cela est bon pour retrouver le sens des réalités, sortir de mes illusions concernant beaucoup de choses, ouvrir les yeux ; c'est en prison par exemple que j'ai vu quels étaient mes vrais amis.

    Je suis dans l'expectative concernant ma date de sortie. Aujourd'hui sur le papier, comme je me suis bien comporté et que j'ai bénéficié de remises de peines, je suis libérable le 24 juillet 2011, ce qui fait que je pourrais en principe demander une libération conditionnelle à ma mi-peine, le 9 juillet 2008. Cela peut être accepté, repoussé de quelques mois ou refusé. C'est dur de ne pas savoir quand on va sortir. J'ai malgré tout bon espoir d'être libre bientôt, car les experts psychiatriques et psychologiques qui m'ont examiné en vue de cette libération ont conclu que chez moi : rien ne permet de retenir l'existence d'une perversion sexuelle structurée ou d'un aménagement de type pervers de la personnalité.
En langage clair, je suis normal et pas dangereux. Je vais donc déposer rapidement une demande de liberté conditionnelle.

    Je suis dans l'expectative pour savoir où je vais aller en sortant de prison. Comme vous le savez, je suis prêtre du diocèse d'Alger. Comme dans un premier temps, il me sera interdit de sortir du territoire français, il me faut donc trouver un diocèse qui accepte le "lépreux" que je suis devenu. Ce n'est pas facile. Ce qui fait peur, ce n'est pas ma condamnation, mais la médiatisation de mon affaire. Je ne sais donc pas encore avec précision dans quelle région de France, je vais aller. Dernièrement, on m'a laissé espérer une solution, je ne peux pas en dire plus tant que ce n'est pas fait.
    Bien sûr, il y aurait des solutions dans l'action humanitaire où on me propose du travail, mais je suis profondément prêtre, et veut absolument rester dans l'Église.

    Je suis dans l'expectative concernant, la révision de mon procès. A grands frais, nous sommes sur la voie de véritables faits nouveaux qui prouveraient mon innocence. Je devrais donc pouvoir, dès ma libération conditionnelle déposer une demande de révision de mon procès devant la cour de Cassation. Mais la "justice" acceptera-t-elle d'être la Justice ? La défense de l'institution judiciaire sera-t-elle plus forte que celle de reconnaître mon innocence. De tout cela dépend mon avenir.

    Serais-je reconnu innocent, ou devrais-je, jusqu'à ma mort, vivre dans la honte de crimes que je n'ai pas commis ?

    Ce n'est pas tant pour moi que j'ai engagé ce nouveau combat, mais pour que la justice soit un peu plus humaine, un peu moins hautaine. Une société dans laquelle on tolère les erreurs judiciaires est gravement malade.

    De quoi l'avenir sera fait ? C'est là que l'Espérance prend le relais.

François Lefort

Octobre 2007

Chers amis,

   Quelques bonnes nouvelles tout d’abord du Père François Lefort : le 5 septembre dernier, il a bénéficié d’une première permission exceptionnelle de trois jours qui lui a permis  de rendre visite à son père  âgé de 98 ans.

D’autre part, compte tenu des remises de peine dont il bénéficie et grâce à son comportement exemplaire, il voit se rapprocher à grands pas l’horizon de sa libération conditionnelle.

A l’occasion de sa demande de permission exceptionnelle, le Père Lefort  a dû se soumettre à un nouvel examen psychiatrique réalisé par deux experts différents de ceux qui l’avaient examiné auparavant. Cet examen entièrement favorable confirme totalement ceux réalisés auparavant. Citons seulement cette phrase de conclusion :

            « Rien ne permet de retenir l’existence d’une perversion sexuelle structurée ou d’un aménagement de type pervers de la personnalité. »

A la lecture de ces lignes, on se demande, une fois encore, ce que le Père François Lefort fait en prison (voir en rubrique dernières informations pour consulter l'expertise détaillée).

Autre bonne nouvelle : l’évêque d’Autun, Mgr Benoît Rivière, est venu le visiter dans sa prison et lui dire toute l’attention qu’il lui porte. L’assurance de retrouver une place dans l’église est en effet un critère important pour sa future libération.

Sur le plan strictement judiciaire par contre, les choses n’ont guère évolué favorablement depuis un an :

La Cour d’Appel de Versailles avait, le 21 juin 2006, confirmé le non-lieu intervenu à la veille du procès en assises, dans sa plainte pour faux témoignage. En mai dernier, la Cour de Cassation a également rejeté le pourvoi formulé par Maître Florand, l’avocat de François Lefort.

Dans les deux cas, ce sont des arguments de type purement juridique qui sont invoqués pour justifier les décisions sans qu’il y ait de véritable réexamen sur le fond.

Dans ces conditions, selon les avocats, deux démarches restent possibles :

- La saisine de la Cour européenne des Droits de l’Homme est à l’étude. Il s’agit toutefois d’un long procès qui ne peut, en premier lieu, qu’aboutir à une éventuelle condamnation de la France. Il conviendrait alors de faire annuler la décision de rejet de pourvoi en cassation.

- Une deuxième démarche consiste en la recherche d’un élément nouveau et c’est dans ce sens que nous portons tous nos efforts, sachant que, là aussi, la justice est très exigeante sur la définition même de l’élément nouveau.

 Toutes ces procédures, vous le comprenez, sont compliquées et demandent beaucoup d’efforts et de patience. Mais elles n’altèrent en rien notre détermination à obtenir un jour la réhabilitation du Père François Lefort et nous poursuivrons notre action jusqu’à l’obtenir. Cela, nous le faisons pour lui, mais également pour le service de la justice dans notre pays.

Ces démarches ont bien sûr un coût et nous venons donc, à nouveau,  faire appel à votre générosité pour nous aider à les financer, comme vous avez été nombreux à le faire dans le passé. D’avance, nous vous remercions pour votre aide et pour votre confiance.

Pour ceux qui souhaitent nous aider, vous pouvez envoyer votre chèque, libellé à l’ordre de DALJ soutient François Lefort, adressé au siège de l’association :
Droit à la Justice soutient François Lefort,    BP 11     71250 SALORNAY sur GUYE
Nous adresserons un reçu à tous ceux qui nous en font la demande. La défense de François Lefort ne faisant pas parties des oeuves d'intérêt général, il ne sera pas possible de vous donner un reçu donnant droit à des déductions fiscales au titre de l'article 238bis du C.G.I..

Vous trouverez ci-dessous la lettre que le Père François Lefort adresse personnellement aux nombreux  amis que vous êtes pour leur dire comment il vit sa situation actuelle et combien il a besoin de vous.

Alain de Javel
Président

Le dimanche 9 septembre 2007
Chers amis,

Encore une fois, étant dépassé par mon retard de courrier, je suis obligé de recourir à une lettre collective. Je n'aime pas cela. Les heures que je passe à vous écrire et à vous lire, sont pour moi une façon délicieuse de passer quelques minutes avec vous. Je me sens très proche des nouvelles que vous me donnez, qu'elles soient agréables ou non. Certains appelleraient cela la prière ou la communion des saints.

Je suis rentré hier de ma première permission de sortie et j'ai pu aller souhaiter les 98 ans de mon père qui est toujours aussi vif et drôle. Il n'a rien perdu de sa vivacité d'esprit ni de sa mémoire ancienne ou récente. C'est extraordinaire et cela m'a fait beaucoup de bien de le revoir.

J'en ai profité aussi pour retrouver mes proches et ma famille ; cela m'a permis de constater que je serai bien accueilli au moment de ma libération conditionnelle, dans un an j'espère, quand j'aurai accompli la moitié de ma peine.

Cette première permission de sortie n'a pas été pour moi un passe droit. Dès le début de mon incarcération, j'avais décidé de ne pas rendre l’administration pénitentiaire ou la juge d'application des peines, responsables de l'erreur judiciaire commise par la cour d'assises. J'ai donc essayé d'être un détenu modèle, cela m'a permis de bénéficier de toutes les remises de peines légales. Un détenu peut demander une permission de sortie au 1/3 de sa peine.

De plus, les experts psychiatriques et psychologiques que j'ai récemment rencontrés ont, comme les sept précédents, confirmé que l'on ne trouvait dans ma personnalité aucune trace de perversité ni de pédophilie.

Rien ne s'opposait à ce que je bénéficie d'une première permission de sortie et la juge d'application des peines me l'a donnée.

En revanche, je suis toujours très en colère et de plus en plus déterminé à demander la révision de mon procès. C'est rendre service à la société que de chercher à être réhabilité de façon éclatante. Ma défense recherche des éléments nouveaux. Mon avocat qui a réussi à innocenter Patrick Dils, est persuadé que nous y arriverons. Bien sûr, il nous faudra encore trouver de l'argent pour cela ; je serai à nouveau contraint de demander de l'aide à ceux et celles qui peuvent faire un geste.

La prison où je suis est un lieu idéal pour écrire des livres. J'ai beaucoup de projets en cours et j'ai pratiquement terminé celui où je raconte mes démêlés judiciaires. La Vérité est ma force. Je ne m'appuie que sur les faits et non sur l'émotion qui a été l'arme de mes adversaires et qui est trop facile à manipuler.

J'essaye de raconter comme j'ai vécu toutes ces épreuves pendant douze ans et comme j'ai pu m'en sortir parce que j'ai la chance d'avoir la Foi et beaucoup d'amis qui, comme vous, m'ont soutenu en ces moments difficiles.


    Je vous embrasse.
    François Lefort

 Nouvelles: décembre 2006:      

 A la suite du procès du Père François Lefort, nous avons été très nombreux à être scandalisés par le déroulement de celui-ci : impossibilité laissée à l’accusé de s’exprimer aux moments décisifs, intimidations de témoins, avocats peu ou pas combatifs, non lieu rendu la veille du procès dans sa plainte contre les faux témoignages de Moussa Sow et Mor Dione (ses principaux accusateurs), manque d’impartialité de la presse comme de la cour….

    Et nous avons été convaincus que le Père François Lefort n’a pu bénéficier d’un procès équitable.
   
    Nous avons donc décidé de mener une réflexion sur l’intime conviction dans les procès en assises. Nous avons créé l’association « Droit à la Justice » dont le siège est à Massilly, en Bourgogne. Notre réflexion a porté sur le fonctionnement de la justice et le déroulement des procès en assises. Nous nous sommes naturellement penchés sur le cas du Père François Lefort par une étude des éléments à notre disposition.

Le 24 juin 2005, le Père François Lefort a été condamné à huit ans de réclusion criminelle. Depuis cette date, comme pendant les dix ans de l'instruction, il ne cesse de proclamer haut et fort son innocence totale.

 Nous le soutenons.

La condamnation du Père François Lefort est très grave, huit ans de prison, c’est trop ou trop peu.
 Ceux d'entre nous qui ont assisté à son procès pensent qu’il n'a pas été jugé sur les faits mais sur de l'émotion, et rien n'est plus facile que de manipuler l'émotion. S'il avait été jugé sur les faits, le Père François Lefort aurait pu prouver son innocence et les faux témoignages de ses accusateurs.

Il n'a pas fait appel car il a jugé que cela aurait été inutile de retourner dans l'arène tant que les graves faux témoignages des ses principaux accusateurs n'auraient pas préalablement été reconnus.

Comme nous nous y attendions, car la Justice ne peut se déjuger, la Cour d'Appel de Versailles a, le 21 juin 2006, confirmé le non lieu intervenu, en juin 2005.

Voici ce que le Père François Lefort nous a écrit après cette décision de Versailles :

Le non lieu de ma plainte vient d'être confirmé par la Cour d'Appel de Versailles. Il ne m'appartient pas de discuter les décisions judicaires, mais j'aimerais que l'on m'explique simplement comment j'aurais pu commettre le crime dont on m'accuse le 6 septembre 1994.
Si un commandant de sous marin, officier supérieur de la marine française, et sa femme médecin pédiatre, mère de plusieurs enfants, avec qui j’étais en Mauritanie ce 6 septembre,  ne sont pas des témoins fiables, alors qu’est-ce qu’un témoin fiable ?
Si le témoignage de ces personnes, ainsi que huit tampons apposés sur deux passeports, le mien et celui d’une de ces personnes,  ne sont pas des preuves absolues opposables devant la Justice, alors qu’est-ce qu’une preuve?  Pourquoi la Justice refuse-t-elle un examen scientifique des passeports?
Si lorsqu’un homme, Mor Dione, affirme solennellement devant le Juge d'Instruction, ne pas avoir été présent à une audition très importante alors que le procès verbal indique : « En présence constante de
Mor Dione » Si cela ne constitue pas un délit de faux témoignage, alors, qu’est-ce qu’un faux témoignage ? Soit il ment, soit les auditions ne sont pas crédibles, il ne faudrait plus alors en tenir compte.
Si lorsque, Moussa Sow, fournit au juge d'instruction français un acte d'état civil très important pour la procédure, qu’il prétend être allé retirer lui-même et que, par la suite, un tribunal sénégalais déclare que ce document est un faux... Si la Cour d'Appel de Versailles refuse de le poursuivre, alors, qu’est-ce qu’un faux ?
Si la Justice refuse de trancher sur tous ces faits et leur matérialité lors d'une audience publique, alors qu’est-ce que la Justice ?
Evidemment, je me pourvois en cassation et j'irai jusqu'à la Cour Européenne des Droits de l’Homme s'il le faut, avec votre aide bien sûr…car sans vous je ne peux rien.

Nous avons cherché sur Internet des cas d’erreurs judiciaires flagrantes, écouté à la radio des émissions spécialisées sur la justice. On s’est vite aperçu qu’Outreau n’est pas une exception.
 
Nous avons hélas fait le constat de l’image déplorable du Père François Lefort sur Internet : il y avait de grosses défaillances au niveau de la communication, alors nous avons pris la décision de réagir :
Une nouvelle association a été créée :
« Droit à la Justice soutient François Lefort »
Nous vous invitons à la rejoindre
        L’objet de ses statuts est le suivant :
Cette association, tout en menant une réflexion sur l’intime conviction, le respect de la présomption d’innocence et du droit de la défense, a pour objet de s’attacher au dossier de François Lefort des Ylouses, de permettre la mise en œuvre de tous les moyens judiciaires possibles, pour démontrer qu’il n’a pas bénéficié d’une instruction ni d’un procès équitables ; de l’aider dans toutes les formes de recours, de soutenir une action qui pourra aller jusqu'à une réhabilitation et de lever des fonds pour assurer la réalisation de ces objectifs.
        Cette association, déclarée en préfecture, a été publiée au Journal Officiel du 4 novembre 2006.

Aujourd’hui qu’allons nous faire ?
Le cabinet d’avocat Jean Marc Florand, a déposé un pourvoi en cassation et devrait déposer prochainement un recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.  Ces procédures sont longues et coûteuses, aucun résultat n’est à attendre avant l’été 2007.
Le processus de réhabilitation judiciaire est en cours mais il sera long et difficile.
C’est pourquoi la réhabilitation du Père François Lefort devra être au moins autant médiatique que judiciaire.

Le site internet est maintenant en ligne à l’adresse suivante :
http://www.DALJ-soutient-francois-lefort.com

        Dans ce site, nous développons les rubriques suivantes : présentation de l’association, présentation de François Lefort et de son passé, présentation de l’affaire, analyse du livre de Mehdi Ba : l’Illusionniste, un courrier du Père François Lefort expliquant pourquoi il n’a pas fait appel, témoignages d’amis et de personnes qui ont déposé au procès et enfin renseignements pratiques pour écrire au Père François Lefort et aller le voir.
        Certaines rubriques en cours de préparation et validation ne sont pas encore en ligne.
        Pour faire vivre notre association et pour arriver à la réhabilitation du Père François Lefort, nous avons conscience que le chemin sera long et difficile et nous avons absolument besoin de vous pour :
    -    nous faire largement connaître.
    -    trouver des sympathisants, les rassembler et organiser des réunions publiques.
    -    aller voir des personnalités publiques ou célèbres qui puissent nous soutenir.
    -    donner un peu de temps pour faire vivre notre association.
    -    recueillir des témoignages de tout ordre sur l’action du Père François Lefort.
    -    préparer sa sortie de prison, son aménagement de peine…

Pour ce nouveau combat, la stratégie n’est plus de se taire
                                                    mais de crier partout l’innocence du Père François Lefort.

Vous trouverez une pétition en rubrique  «  le soutenir ». Vous pourrez imprimer et distribuer cette pétition de manière à lui témoigner votre soutien.

Nous comptons sur vous.
                                            Alain de Javel
                                            Président


PS : Donnez nous votre adresse mail, nous vous donnerons les dernières informations.